La comparaison sociale sur internet devient un sport national

La comparaison sociale sur internet devient un sport national

Hier soir, je scrollais tranquillement sur Instagram quand je suis tombée sur la photo d’une ancienne collègue de fac. Voyage aux Maldives, nouveau job de rêve, et apparemment elle a perdu 10 kilos. Super.

Franchement, on fait tous ça. On ouvre les réseaux sociaux pour « juste checker » et on finit par comparer notre vie à celle des autres. C’est devenu notre passe-temps préféré, un réflexe quasi automatique. Les derniers chiffres révèlent qu’on passe en moyenne 2h30 par jour sur les réseaux sociaux. Deux heures et demie à regarder les vies (supposément) parfaites des autres.

Le piège des vies parfaites

Le truc vicieux, c’est qu’on sait pertinemment que c’est du fake. Enfin, pas complètement fake, mais disons… arrangé. Personne ne poste sa tête du lundi matin ou ses factures impayées. On montre le meilleur, et on cache le reste. Normal.

Mais notre cerveau, lui, il s’en fiche. Il voit les photos de vacances de ton pote d’enfance et il se dit direct « pourquoi moi je suis au bureau? ». C’est con mais c’est comme ça. Les jeunes adultes sont particulièrement touchés par ce phénomène. Une étude récente montre que 72% d’entre eux ressentent une baisse d’estime de soi après avoir scrollé sur les réseaux. C’est fou quand on y pense. On s’inflige ça tout seuls, volontairement, plusieurs fois par jour – un peu comme ces rumeurs de fusion dans l’industrie qui finissent par créer du stress pour rien.

La comparaison sociale sur internet devient un sport national

Perso, j’ai remarqué que c’est pire quand je suis déjà pas au top. Tu sais, ces jours où rien ne va, où tu as l’impression que ta vie stagne. Là, voir la success story du mec de ta promo qui vient de lever 2 millions pour sa startup… Bah ça aide pas. (D’ailleurs, c’est marrant comme certains se détendent en jouant en ligne, comme sur Olympe Casino, plutôt que de scroller sans fin. Au moins là, tu sais à quoi t’attendre par ici.)

Les nouvelles règles du jeu social

Ce qui a changé, c’est l’échelle.

Avant, tu te comparais à tes voisins, tes collègues, ta famille. Maintenant? Tu te compares à 500 « amis » Facebook, 1000 abonnés Instagram, et tous les influenceurs qui passent. C’est David contre une armée de Goliath photoshopés.

Et puis il y a ce nouveau truc : la comparaison indirecte. Genre, tu vois la copine d’un footballeur se faire lyncher sur les réseaux parce qu’elle est « pas assez bien pour lui ». Les gens comparent même les couples des autres maintenant. On atteint des sommets.

Les plateformes, elles, surfent sur cette vague. Elles savent exactement ce qu’elles font avec leurs algorithmes qui te montrent en priorité les contenus qui génèrent de l’engagement. Et qu’est-ce qui génère de l’engagement? Les trucs qui te font réagir émotionnellement. La jalousie, l’admiration, la frustration… Tout ça, c’est du pain béni pour l’algo, un peu comme les solutions de paiement innovantes qui facilitent l’engagement des joueurs en ligne.

Est-ce qu’on peut s’en sortir?

Clairement, c’est pas simple.

Certains pays commencent à prendre des mesures radicales. L’Assemblée nationale vient de voter l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. C’est peut-être excessif, mais ça montre qu’on commence à prendre conscience du problème.

Moi j’ai testé plusieurs trucs :

  • Limiter mon temps d’écran (spoiler : j’ai tenu 3 jours)
  • Unfollower les comptes qui me minent le moral
  • Me rappeler que c’est pas la vraie vie
  • Poster mes propres galères pour équilibrer (ça, c’est fun)

Le plus efficace? Prendre du recul. Se rappeler que pendant qu’on envie la vie des autres, y’a probablement quelqu’un qui envie la nôtre. C’est con mais c’est vrai.

La comparaison positive, ça existe?

Bon, soyons honnêtes deux secondes. La comparaison, c’est pas toujours négatif. Parfois, voir la réussite des autres peut nous motiver. Le problème c’est quand ça devient obsessionnel, quand on passe plus de temps à regarder la vie des autres qu’à vivre la nôtre.

J’ai une pote qui utilise Instagram comme source d’inspiration pour ses projets. Elle suit des entrepreneurs, des artistes, des gens qui la boostent. Pour elle, ça marche. Pour moi, ça me déprime. Chacun sa came.

Au final, on est dans une époque bizarre où on a accès à tellement de vies différentes qu’on sait plus trop où donner de la tête. On zappe entre l’admiration et la jalousie, l’inspiration et la frustration. C’est épuisant.

Peut-être que la solution, c’est juste d’accepter que c’est comme ça. Qu’on va continuer à se comparer, mais qu’on peut choisir comment on réagit. Ou alors on attend tous d’avoir 15 ans de moins pour profiter de l’interdiction des réseaux sociaux. Au choix.

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