Toyota lance sa ville expérimentale pour révolutionner nos déplacements

Toyota lance sa ville expérimentale pour révolutionner nos déplacements

J’ai toujours eu du mal avec les concepts-cars. Vous savez, ces trucs hyper stylés qu’on voit dans les salons et qui finissent par ressembler à une Clio quand ils sortent en production. C’est un peu comme les casinos en ligne qui promettent monts et merveilles mais qui, au final, se ressemblent tous. Mais là, Toyota vient de faire un truc assez fou : ils ont carrément construit une vraie ville entière pour tester leurs idées. Une vraie ville, avec de vrais habitants. Pas juste un circuit fermé avec des mannequins.

Woven City (c’est son nom) vient d’ouvrir ses portes au pied du Mont Fuji. 2000 personnes vont y vivre pour servir de cobayes consentants aux expérimentations de mobilité. C’est un peu comme si on avait décidé de découvrir Olympe Casino en vrai grandeur nature, mais pour les voitures autonomes et les trottinettes connectées.

Une ville où tout roule tout seul (ou presque)

Le concept est simple : trois types de voies qui se croisent jamais. Une pour les véhicules autonomes rapides, une pour les mobilités douces genre vélos et trottinettes, et une dernière réservée aux piétons. Franchement, c’est pas bête.

Les premiers résidents s’installent ces jours-ci. Des employés Toyota, des chercheurs, quelques familles volontaires. Ils vont tester au quotidien des navettes sans conducteur, des robots livreurs, et même des exosquelettes pour aider les personnes âgées à marcher.

Le plus dingue ? Tout est connecté. Les lampadaires communiquent avec les voitures, les trottoirs détectent les piétons, et ton frigo peut commander un taxi autonome pour aller chercher tes courses. C’est le futur, mais en vrai.

Pendant ce temps, les salons auto deviennent complètement barrés

Le Tokyo Mobility Show 2025 qui vient de fermer ses portes, c’était autre chose. Plus un salon auto classique du tout. Les constructeurs présentaient des trucs complètement perchés : des capsules volantes personnelles, des véhicules qui se transforment selon les besoins, et même une Corolla concept qui ressemble plus à un vaisseau spatial qu’à une voiture. Un peu comme quand on découvre de nouveaux jeux en ligne, l’importance de se fixer des limites devient vite évidente face à toutes ces innovations.

XPENG, le constructeur chinois qui débarque tout juste en France, a présenté sa voiture volante. Oui, volante. Elle devrait être commercialisée d’ici 2028. Prix annoncé : autour de 250 000 euros. Pas vraiment pour tout le monde, mais ça commence à devenir concret.

Les concepts les plus fous viennent souvent du Japon. Cette année, on a eu droit à des véhicules modulables qui peuvent s’assembler entre eux pour former des trains urbains, et des pods individuels qui grimpent aux murs. Littéralement.

Bon, soyons honnêtes deux secondes.

La moitié de ces trucs ne verra jamais le jour. Mais ce qui est intéressant, c’est la direction que ça prend. On parle plus de possession individuelle mais de mobilité partagée, adaptable, intelligente.

La France s’y met aussi (à sa manière)

Paris vient de lancer son programme de navettes autonomes sur des trajets courts. Pour l’instant, ça roule à 25 km/h max et il y a toujours un opérateur à bord au cas où. Mais ça marche. Les gens montent dedans, arrivent à destination, et personne n’est mort.

Lyon teste des trottoirs chauffants qui font fondre la neige automatiquement (et qui rechargent les trottinettes électriques au passage). Marseille expérimente des drones-taxis maritimes pour traverser le Vieux-Port. On est loin de Woven City, mais on avance.

Le vrai game-changer pourrait venir des batteries. Les nouvelles générations promettent 1000 km d’autonomie et une recharge complète en moins de 10 minutes. Si ça se confirme, on change complètement la donne pour l’électrique.

Alors, on y croit ou pas ?

Perso, je pense qu’on sous-estime la vitesse à laquelle les choses bougent. Il y a 15 ans, l’iPhone n’existait pas. Aujourd’hui, on commande un VTC avec et on suit son trajet en temps réel. Dans 15 ans, ce VTC n’aura probablement plus de conducteur.

Le truc qui me frappe, c’est que les constructeurs auto traditionnels sont en train de se transformer en entreprises tech. Toyota qui construit des villes, Volkswagen qui développe son propre OS, Mercedes qui fait dans l’IA… C’est plus vraiment des boîtes de bagnoles.

La vraie question, c’est pas de savoir si on aura des voitures autonomes ou des taxis volants. On les aura. La question c’est : est-ce qu’on est prêts à changer complètement notre rapport à la mobilité ? À ne plus posséder de voiture ? À partager nos trajets ? À laisser une IA décider de notre itinéraire ?

Franchement, vu comment on galère déjà avec les trottinettes électriques en libre-service, j’ai quelques doutes sur notre capacité collective à gérer tout ça proprement. Mais bon, on verra bien.

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